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Quand la façade de l’apolitisme se brise

mis en ligne le : mercredi 5 novembre 2003.

La majorité de droite gradignanaise aime à revendiquer son singulier apolitisme, alors qu’elle soutient systématiquement Juppé à la C.U.B. Mais en avril 2002 déjà, le Maire de l’époque, René Canivenc avait abandonné le double langage...

Le texte qui suit est extrait de son éditorial dans Ensemble n° 192 (avril 2002). Nous avons seulement reproduit en caractères gras quelques passages significatifs de son prétendu apolitisme.

"... on assiste depuis longtemps, au désengagement et même au mépris de la politique municipale de la part de ceux qui devraient protéger les communes. L’Etat multiplie sans vergogne ses contraintes, ses textes de lois, non seulement illisibles, mais aussi incompréhensibles, dans un langage qui nécessite un décryptage long et fastidieux... Les prélévements fiscaux se multiplient à l’envie (sic)... Il en est ainsi du nouvel impôt-amende de 153 euro par logement, pour insuffisance de logements sociaux et ceci pendant 20 années. L’Etat reconnait sans pudeur son incapacité à construire des HLM dont il a toujours eu la resposabilité. Quelle belle décentralisation encore une fois !... Souhaitons que les prochains gouvernants agissent avec plus de raison et de responsabilité."

Quel apolitisme que de dénigrer ainsi le gouvernement socialiste à quelques jours des présidentielles ! On peut s’interroger sur les dégâts qu’un tel poujadisme peut engendrer dans la population.

Dire que M. Canivenc, premier élu des gradignanais s’emportait pour dénoncer une loi sur le logement social visant à rééquilibrer l’urbanisme entre communes voisines !

Les voeux de M. Canivenc ont-ils été exaucés ? Le gouvernement a changé. C’est bien sous Chirac et Raffarin que Gradignan que les français ont vu le chômage se remettre à augmenter et les prélévements croître à nouveau sous la forme des taxes les plus diverses. C’est bien aussi sous Chirac et Raffarin que la décentralisation s’accompagne d’un manque flagrant de transfert des ressources qui permettrait aux collectivités territoriales de faire face à leurs nouvelles compétences.