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Chemin de Fouquet : un portail s’ouvre à notre appel et nous avons un échange très intéressant avec le propriétaire. La vie est très agréable dans ce quartier qu’il a choisi pour son calme et la superficie assez importante des terrains, ce qui met à l’abri d’un voisinage trop proche. Il déplore cependant le peu de transports en commun, ce qui oblige à l’utilisation d’une voiture pour tout déplacement. Il regrette aussi les réunions publiques à 18h30, horaire peu compatible avec une activité professionnelle.
Chemin du Barbut : un habitant retraité profite du soleil printanier sur un banc et engage volontiers la conversation. Il regrette des relations de voisinage moins conviviales qu’autrefois. Sa femme nous rejoint un moment et tous deux trouvent le ton de la page d’expression politique dans le journal « Ensemble » trop polémique.
Un peu plus loin, sur la place, une porte s’ouvre à notre coup de sonnette, un résident assez jeune avait bien retenu notre information dans sa boîte aux lettres et nous fait part de nombreuses remarques : - pas assez d’animations dans le quartier, - des impôts locaux trop élevés sur la commune, - les horaires des réunions publiques à 18h30 qui pénalisent d’office tous ceux qui travaillent...pourquoi pas 20h ou 20h 30 ? - les travaux de voirie dans Gradignan qu’il trouve mal organisés, sans suivi, engagés de façon trop parcellaire, restant en chantier un long moment avec des semaines entières de suspension des travaux... ceci ayant pour conséquence un allongement de la gêne occasionnée et le sentiment qu’on en n’a jamais fini dans certains quartiers.
Rond Point de Canteloup
D’autres habitants dénoncent l’aménagement du rond-point de Canteloup : les voitures arrivent de Léognan à vive allure et se trouvent dans ce périmètre rétréci avec difficultés. Plusieurs accidents se sont déjà produits et un camion a percuté le mur d’une maison. Les propriétaires de cette maison souhaitent que les choses avancent avant qu’il ne soit trop tard.
Les transports collectifs posent des difficultés aux familles ayant des adolescents qui ne peuvent pas rentrer le soir directement par le 42. Ils sont souvent obligés de descendre à Cayac et de finir le chemin à pied.
Le P.L.U. est évoqué par un habitant, car les règles actuelles l’empêchent d’agrandir sa maison comme il le souhaiterait. Les règles du futur P.L.U. imposant des parcelles de grande taille et un faible coefficient d’occupation ne devraient pas améliorer les choses.
Sévère pour la municipalité, une néo-gradignaise souhaite ardemment que la ville s’équipe des infrastructures indispensables (piscine, cinéma, médiathèque) plutôt que de multiplier les statuettes dans les parcs, qui finiront par ressembler à des parcs japonais. Déçue par la bibliothèque municipale, elle a renoncé à la fréquenter.
Dans le secteur de Beausoleil
Les habitants de l’allée des Graves soulignent le calme de leur lotissement. L’extension des pépinières Le Lann avait fait surgir des craintes qui ont vite été apaisées. Les riverains se demandent par ailleurs ce que vont devenir les terrains bordant la Rouille du Moulet. Ils disent leur attachement à préserver le caractère rural de leur quartier.
Rue de Chaut, c’est de l’entretien des fossés que l’on nous parle ; on se plaint aussi d’une circulation accrue sur cette voie. Même son de cloche rue de Catoy. Certains vont jusqu’à réclamer l’établissement d’un plan de circulation pour décourager la circulation de transit de Léognan.
En résumé :
Le quartier est agréable. Les habitants l’ont souvent choisi pour son calme, mais l’éloignement du centre de Gradignan pose problème, en particulier pour les transports en commun. Comme dans de nombreux autres secteurs de la ville, la circulation est une gêne et une source de dangers croissante.
Marie-Antoinette Poirson, Hafida Chamballon et Hélène Edith