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Visite de quartier sous les averses incessantes ce samedi matin pour les deux élus et les quatre militants qui les accompagnaient .
La corolle de nos parapluies déployés a vite constitué un pôle d’attraction devant les commerces de l’étang où nous étions postés après une visite à la boulangerie et au tabac-presse. Les habitants sont venus jusqu’à nous ou se sont arrêtés, certains reconnaissant Anne-Marie Keiser ou Jean-Paul Jourdan.
Le quartier est décrit comme agréable à vivre. Les habitants concernés par la réfection récente de certains trottoirs disent leur satisfaction. Ce chantier, entamé il y a deux ans, se déroule par tranches. Les trottoirs recouverts de gravillons depuis la constructions du lotissement dans les années 60, étaient en attente de revêtement (d’autres le sont encore).
On note cependant plusieurs plaintes à propos de tapages nocturnes sur la petite place située derrière l’immeuble des commerces, rue des Violettes. Les nombreux bancs constituent, semble t-il une invitation pour que les jeunes s’y retrouvent en soirée jusque tard dans la nuit . Ils arrivent en mobylette (très bruyamment), fument (tabac, cannabis), écoutent de la musique, se disputent, abandonnent sur place les vestiges de leurs boissons. La police a été alertée à plusieurs reprises. Monsieur le Maire a été saisi par deux fois, mais toujours aucune réponse de sa part pour l’instant. Les habitants concernés demandent l’enlèvement des bancs !
Les mêmes nuisances sont dénoncées sur la place plus vaste délimitée par les rues de Lange et des Bergeronnettes. Les habitants de la périphérie pensent que si on y installait des bancs comme il semble qu’il en soit question, ce serait inévitablement pire, et ils ont signé une pétition accompagnée d’un courrier dans ce sens à Monsieur le Maire. Eux aussi n’ont reçu aucune réponse, pas même un accusé de réception de leur courrier.
La question de la présence ou non des bancs est certes pertinente mais on ne peut faire l’économie d’une réflexion plus approfondie sur les raisons de ces comportements. Jeunes gens et habitants plus âgés sont-ils incités à se rencontrer ? De fait, on est confronté à un problème de société d’une part, et à la politique municipale concernant les jeunes de la commune, d’autre part. Effectivement on peut déplorer l’absence à Gradignan, de lieux ou de locaux où ils pourraient se retrouver sans gêner les habitants.
Marie-Antoinette Poirson