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Rencontres dans le quartier de Laurenzane - 4 mars 2006

mis en ligne le : dimanche 9 avril 2006.

Le printemps semble vouloir montrer le bout de son nez. Cela nous change des conditions dans lesquelles nous avons effectué nos deux précédentes visites de quartier (Rencontres dans le quartier Bénédigues - samedi 26 novembre 2005, Rencontres dans le quartier de Cantaranne - samedi 28 janvier 2006).

Dans les belles rues du centre ville, peu de réponses. Une remarque cependant : la rue Laurenzane est très passante et les ralentisseurs ne font que peu d’effet. Nous discutons aussi avec les commerçants de la place Laurenzane. Ils regrettent le ralentissement de l’activité. Un distributeur automatique de billets serait le bienvenu. Certains évoquent aussi des problèmes plus généraux, aspirant à un changement de politique au niveau national.

La résidence « Les pins de Laurenzane » est des plus calmes en ce samedi matin. Nous sonnons à tous les étages. On nous répond poliment mais brièvement : peu de choses à dire. Nous abordons un des habitants de ce bel ensemble résidentiel. Il revient du marché. Il est installé à Gradignan depuis 1968 et réside « aux Pins » depuis plus de vingt ans. Il nous explique que les loyers y sont élevés et que la population du lieu va vieillissant. Nous l’interrogeons sur le projet d’aménagement du centre ville. Il se montre très dubitatif : des commerçants lui ont fait part de leurs réserves.

A une question sur l’insécurité, il nous répond en nous conduisant à l’entrée du parking souterrain de la résidence. Elle est jonchée de papiers, de documents et de quelques effets personnels ; c’est visiblement ce qui reste du contenu d’une voiture qui a été visitée. Une dame qui habite les lieux semble confirmer l’hypothèse. Elle a entendu du grabuge la nuit précédente. Un attroupement d’une demi-douzaine de personnes se forme autour de nous. Nous apprenons que, de temps à autre, des voitures de résidents sont vandalisées. Nous ramassons les principaux documents épars sur le sol et rejoignons l’annexe du commissariat de police, cours du Général de Gaulle, pour les y déposer. Mais, en ce samedi, l’annexe est fermée. Il nous faudra aller au commissariat de Talence. Il y a peu, nous écrivions qu’il manquait à Gradignan un commissariat de police digne de ce nom. Nous ne croyions pas si bien dire...

Rue de la Libération, rue du Professeur Bernard, on ne sera pas étonné, c’est de circulation automobile et un peu de stationnement « intempestif » que l’on nous entretient. Deux points noirs. L’intersection formée par la rue de la Libération et le cours du Général de Gaulle est le théâtre de « conflits d’usagers » comme disent les urbanistes, entre piétons, automobilistes et bus. D’autant que la présence d’une succursale bancaire ajoute un stationnement gênant. « Pourquoi ne pas installer sur le trottoir des potelets en fonte ? » » nous demande une riveraine de la rue de la Libération.

Second point noir : le carrefour de la route de Léognan et de la rue du Moulineau, au bas de la rue du Professeur Bernard. Il n’est pas sans danger. Pourquoi ne pas faire des voies qui ceinturent « Les pins de Laurenzane » un immense giratoire comme le suggère un habitant ? Rue du Professeur Bernard, où l’on ne circule que dans un seul sens, l’avis des riverains est très partagé : faut-il ou non supprimer le sens interdit ? Toujours est-il que le sens unique n’est pas toujours respecté.


Résidence Laurenzane :

La tonalité générale est à la satisfaction dans cette résidence bien située à proximité de la Mairie, du Bourg et du centre commercial. Quelques problèmes d’insécurité ont pu être signalés par le passé (voitures abîmées) mais on est loin d’un phénomène de « banlieue » dans cette résidence tranquille.

Les résidents apprécient Gradignan pour sa qualité de vie, l’existence d’un réel centre, les espaces verts, la proximité de la « Ville » et de ses services (Hôpitaux, Universités, Administrations,...) sans ses inconvénients (bruit, insécurité, concentration,...)

Néanmoins, tous les habitants visités (une dizaine) pointent certains problèmes sur lesquels l’action (en particulier municipale) devrait se porter :

o le logement : tous notent la grande difficulté que rencontrent les jeunes ménages, y compris actifs, pour se loger. Nous avons rencontré nombreux parents ou grands parents alarmés devant la situation. Dans cette résidence, un T2 se vend entre 150 000 € et 200 000 €. Nous rappelons aux habitants que Gradignan ne respecte pas la loi SRU et que sur la période 2001-2004, Gradignan n’a réalisé que 59 % de l’objectif fixé par le PLH de logements conventionnés sociaux (21 logements programmés pour 35 comme objectif PLH).

o les transports : sur le sujet, on peut encore vérifier que le coup de communication du maire a fonctionné. Près de la moitié des habitants visités nous ont parlé avec envie de « l’arrivée du tramway ». Anne-Marie, conseillère communautaire, a du rappeler la réalité de la situation (désengagement de l’Etat, coûts des travaux,...) qui ne laisse pas présager l’arrivée du tramway à Gradignan, si elle survient, avant 2020. Par ailleurs, beaucoup regrettent la distance qui leur faut parcourir jusqu’à l’arrêt.

o l’absence d’un commissariat à Gradignan : unanimes, les habitants ne comprennent pas pourquoi Gradignan, ville de 23 000 habitants, ne possède pas un commissariat propre et n’abrite qu’un bureau rattaché au commissariat de Talence... alors que Cestas, par exemple, a une gendarmerie. Rappelons que l’installation d’un commissariat de police est une décision qui dépend de l’administration centrale (ministère de l’intérieur) et que la municipalité ne peut que faire une demande.

o l’animation : les plus jeunes regrettent l’absence sur le territoire de la commune de restaurants ou de bars, susceptibles de créer une animation et une vie après 19 h. A noter enfin que la médiathèque reçoit un écho globalement positif même si certains s’inquiètent du rythme des dépenses (Solarium, Sonneville, Médiathèque,...) et de ses conséquences fiscales (3 hausses de taux depuis 2001).

Guy Capdepuy, Dorian Roucher, Patricl Lecoq et les élus municipaux

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