|
|
|
|
|
|
|
|
La première personne qui nous a reçu habite la rue Marie Curie depuis la création du quartier. Il y a 69 habitations dans cette rue, les habitants sont contents d’y vivre au calme et ont l’impression d’être à la campagne. Il y a quelques soucis de circulation et de non respect de vitesse. Quelques réunions ont eu lieu entre les riverains et la municipalité, mais l’idée de panneau sans issue n’est pas bien perçue par tous les habitants selon où leur maison est située.
L’absence d’une salle pour permettre des réunions entre riverains est regrettée, et elle renforce le sentiment d’isolement. Les transports en commun sont jugés très insuffisants. La plupart des familles doivent se débrouiller par leurs propres moyens pour accompagner les enfants scolarisés.
Le lotissement de la rue du Doyen Brus est pavillonnaire, à constructions libres. Les maisons datent des années 1980. Elles sont assez cossues, bien entretenues.
Les habitants rencontrés soulèvent le problème particulier engendré par le bruit de la rocade : la nuisance sonore est importante, nous pouvons en juger sans tendre l’oreille. Le bruit a été amplifié à la suite de l’abattage des pins qui faisaient un peu écran. Une pétition a circulé pour réclamer un aménagement susceptible d’atténuer le bruit de la circulation incessante. La question de l’aménagement du chemin de Cotor est également évoquée à plusieurs reprises, ainsi que celui du bois.
Nous allons ensuite dans la résidence « Les Jardins de Cotor ». La population de ces petits immeubles coquets, coincés entre la rocade et le bois de Cotor est globalement plus jeune. Les personnes avec lesquelles nous avons pu échanger sont satisfaites des conditions de logement, de l’environnement, de la proximité du bois. Elles déplorent cependant le manque de places de parking, qui engendre des problèmes de stationnement et quelquefois des tensions entre les propriétaires des voitures.
Ce serait le calme dans la rue de Cotor, réservée aux riverains. Le problème est qu’aux heures d’embauche, la rue est empruntée par toutes les personnes qui travaillent dans la zone d’activité de Pessac, car la rue de Cotor rejoint au nord la voie romaine. Malgré le panneau « sens interdit » à l’entrée de la voie, le trafic de transit est très important, selon les riverains. La voirie n’est pas adaptée à ce genre de trafic (voie très étroite et sans bas-côtés) et la vitesse, y compris dans le virage qui mène à la voie romaine, rend sa traversée dangereuse pour les piétons.
Ne pourrait-on pas, par ailleurs, déplacer le collecteur de verre situé en bout de rue ? Sa position oblige les riverains en voiture à s’avancer sur le chemin de la Mauguette pour avoir assez de visibilité. Le problème a déjà été plusieurs fois signalé à la mairie...
Des habitants nous disent aussi que certaines personnes indélicates considèrent le bois de Cotor comme une déchetterie et n’hésitent pas à y déposer des déchets verts et autres appareils électroménagers usagés... alors que la déchetterie communautaire (gratuite et ouverte tous les jours, faut-il le rappeler...) se situe à moins d’un kilomètre.
Au « Hameau de la Reine », qui date des années 1970, nous commençons notre visite en sonnant chez des habitants qui se révèlent être des sympathisants. Ils viennent de s’installer à Gradignan, y apprécient le calme et la proximité des services. La discussion vient sur la municipalité actuelle, ses pratiques peu démocratiques et son autosatisfaction. Sur son art de l’effet d’annonce aussi, car tous les gradignanais que nous avons rencontrés ce jour là ont lu l’article du Sud-Ouest du 21 Janvier dans lequel le maire annonce l’arrivée du tramway à Gradignan. Hélas, comme le rappelle Anne-Marie Keiser, étant donné le désengagement de l’Etat, le tram n’est pas prêt d’arriver à Gradignan. Et le maire ne l’ignore pas.
Un peu plus loin, nous rencontrons l’ancien président de l’association des riverains. Il nous raconte l’histoire du hameau et évoque la relative stabilité de ce quartier. En effet, la plupart des habitants sont là depuis le début. Néanmoins, il regrette la suppression de l’association syndicale qui permettait de relayer des demandes collectives, alors qu’aujourd’hui les requêtes ne peuvent être qu’individuelles (pour l’éclairage, la voierie, l’assainissement,...). Soulignons l’intérêt de conserver ces associations de riverains même si elles semblent inutiles une fois la rétrocession à la commune ou à la CUB réalisée. Il nous expose également le problème d’assainissement qui existe dans ce quartier : avant la création du lotissement, il y avait une source qui a été canalisée au moment de lotir. La canalisation a malheureusement été détériorée il y a quelques années les canalisations suite à des travaux. Depuis, par forte pluviométrie, l’eau ne s’évacue pas, provoquant l’inondation de la chaussée, voire de certains jardins.
En conclusion, comme dans les autres quartiers déjà visités, les habitants sont globalement satisfaits de leur vie à Gradignan. Discuter avec eux permet toutefois de soulever des problèmes qui restent à résoudre : les nuisances liées aux transports et à certaines incivilités, l’insuffisance des transports en commun, des structures associatives qui permettrait d’associer les citoyens à la vie de leur commune et de dépasser le niveau des récriminations individuelles...
Hafida, Marie-Antoinette et Dorian