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Au fil de notre histoire, au prix de luttes progressistes, la République Laïque a donné aux Femmes un statut de droit et d’égalité avec les Hommes. Ne sommes-nous pas fiers de cette évolution ?
Alors pourquoi laisserions-nous s’immiscer dans nos écoles publiques le symbole ostentatoire d’une régression , en lui donnant par là-même une légitimité ? L’école laïque peut-elle cautionner, en l’acceptant, la concrétisation affichée de la Femme comme "objet" susceptible de provoquer l’appétit sexuel des Hommes par la simple vue de ses cheveux ou du lobe de ses oreilles ? Celles qui ne seront pas voilées devront-elles se sentir coupables d’impudeur et de provocation ?
La loi laïque existe et protège l’école de la République de toute infiltration d’ordre religieux. Le religieux est de l’ordre du privé, de l’intime, de l’intériorisation et son affichage ne doit pas franchir le seuil de l’école. C’est la garantie pour chacun du respect de ses croyances ou convictions personnelles , la garantie de l’accès au "savoir" à l’écart de tout dogme religieux.
La loi laïque est claire : sa transgression ne doit pas être tolérée. Les jugements ou commentaires qui parlent d’intolérance de la part des défenseurs de la laïcité sont des positions hypocrites et manipulatrices.
Et s’il faut défendre à tout prix le port d’une coiffe, revendiquons le port du bonnet phrygien, véritable symbole de liberté...
Marie-Antoinette Poirson
Sur le même sujet : la section de Gradignan débat du voile et de la laïcité