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Quoi qu’il en soit, M. Labardin a ouvert la séance par une solennelle déclaration de protestation. Pour comprendre, il faut revenir en arrière.
Dans une attaque en règle, M. le Maire, lors de la réunion précédente du Conseil Municipal (28 juin), s’était étonné qu’Anne-Marie Keiser, notre conseillère générale, n’était pas au courant, disait-il, de ce qui se passait au Département. Il avait, affirmait-il, écrit le 11 mai au Président du Conseil Général pour lui demander de mettre en oeuvre une procédure visant à la signature d’un Contrat de Développement Durable entre notre commune et le Département de la Gironde. Il blâmait notre élue cantonale de l’ignorer. Curieuse attitude que celle d’un maire qui écrit au Conseil Général sans en rendre compte aussitôt à la Conseillère Générale de son canton. Comprenne qui pourra.
On en était resté là. Or, après enquête, il s’est avéré que ladite lettre n’est jamais parvenue dans les bureaux du Département. A t’elle été seulement écrite et postée ? On peut légitimement s’interroger. Monsieur le Maire explique que sa missive a pu se perdre. Enfantin : c’est la faute de La Poste. Vraiment, le service public se perd, il n’est plus ce qu’il était. Allons donc !
"Flagrant délit de mensonge !" avons-nous écrit dans une brève sur ce site Internet. Cela n’a visiblement pas plu à M. Labardin qui, donc, le 20 juillet, a mené contre les socialistes une nouvelle charge. Il a fait, c’est ce qu’il déclare, constater notre "forfait" par huissier et menace de traduire les socialistes de Gradignan devant les tribunaux. "A bon entendeur salut !" a t’il tonitrué. Les élus de gauche sont restés de marbre. Jusqu’où ira cette affaire ? Il faudra bien que l’on sache qui dit vrai et qui ment.
La grosse question à l’ordre du jour du 20 juillet, c’était la médiathèque. Jean-Paul Jourdan (P.S.) avait émis, au printemps dernier, sur ce projet, quelques réserves, en particulier sur la question de la fonctionnalité de l’équipement envisagé. Cela lui avait valu, à l’époque, une volée de bois vert. La mairie n’en a pas moins revu sa copie. Aussi, le projet définitif de la médiathèque a t’il été adopté à l’unanimité. Cela faisait des lustres que les élus de gauche réclamaient un tel équipement. Son coût est estimé à 4,2 millions d’euros (hors taxes). Les élus ont autorisé M. Labardin à déposer le permis de construire et à demander des subventions aux organismes compétents, auprès de l’Europe en particulier. C’est là qu’est l’urgence.
Climat apaisé donc autour de cette délibération. Il faut dire que M. l’Adjoint au Patrimoine était absent de la réunion du jour. Il n’a donc pas pu polluer le débat par les interventions inopportunes et sarcastiques dont il est coutumier.