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Vu et entendu au Conseil Municipal du 27 septembre 2004

mis en ligne le : lundi 4 octobre 2004.

Ce Conseil municipal s’inscrit dans la continuité des pratiques : un Maire dans l’imprécation contre l’opposition, un déni de sa position politique clairement marquée ailleurs à droite, une opposition de gauche obligée de lutter pour un droit minimal à l’expression dans cet espace qui devrait assurer les conditions d’un débat démocratique.

Au moment du vote d’approbation du compte-rendu du dernier Conseil Municipal, Anne-Marie Keiser rappelle comment elle a été prise à partie par M.Labardin et accusée de propos diffamatoires. Celui-ci lui avait tout d’abord reproché d’ignorer qu’il avait (enfin !) adressé une demande de Contrat de Développement Durable au Conseil Général (sans juger bon d’en informer la Conseillère Générale). Puis il s’était indigné qu’elle s’interroge, sachant qu’aucune trace du document prétendument envoyé n’avait pu être retrouvée, si ce n’est un fax envoyé le lendemain du Conseil Municipal... Un fax non signé et non daté, soit dit en passant. Anne-Marie Keiser demande que son intervention soit enregistrée au compte rendu de ce Conseil Municipal .

M.Canivenc prend la parole pour s’insurger contre cette intervention et vitupérer contre le Parti socialiste dont les pratiques « s’apparentent pour lui au nazisme et au fascisme » ! Rappelons que le P.S. a « osé » préciser sur son site Internet ce que beaucoup n’ignoraient pas, à savoir que l’actuelle directrice du Musée de la Vigne et du Vin de Gradignan et future directrice du Musée Sonneville, est la fille de M.Canivenc ! Sans commentaire...

Quant à M.Labardin, il s’offusque en grand seigneur d’être diffamé et en appelle à l’appréciation des gradignanais. C’est vrai qu’il excelle à reprocher aux autres avec de grands discours des pratiques qu’il est le seul à mettre en oeuvre systématiquement. On n’en finit pas de mesurer l’écart entre ses paroles et ses actes.

Le rapport d’activité de la C.U.B. est présenté par M.Labardin car « il doit être présenté au Conseil Municipal », nous dit-il. On voit bien qu’il se passerait de cet exercice basique de démocratie locale. Pourtant, les grands axes abordés concernent directement sur la vie quotidienne des gradignanais.

Fidèle à lui-même, M.Labardin nous présente ce rapport comme si tout allait très bien dans le meilleur des mondes ! Anne-Marie Keiser, qui siège dans cette instance depuis 2003, souhaite apporter sa contribution et commente les documents , relatifs aux délibérations d’intérêt général et aux délibérations concernant Gradignan, qu’elle a fait distribuer à tous les conseillers municipaux. C’en est trop pour Messieurs Canivenc et Labardin qui l’interrompent (le manque de courtoisie est une vieille habitude...) pour lui reprocher de faire sa promotion. On aimerait pourtant voir les conseillers communautaires de la majorité mener le même travail d’information dans cette instance.

Le rapport annuel sur le prix et la qualité du Service public d’élimination des déchets ne pose pas davantage de soucis à M.Labardin alors que l’enlèvement et le tri des ordures ménagères suscitent des inquiétudes dans toutes les municipalités de la C.U.B. Notre Maire, lui, fait dans l’autosatisfaction car le Centre de tri des déchets produits par les services communaux a été voté en début d’année. Quant aux actions de sensibilisation de la population demandées par C. Le Lann, c’est, pour M.Labardin, du ressort de la C.U.B. Il ne reprendra pas davantage les expériences de compostage de Mérignac et de Villenave d’Ornon évoquées par l’élue verte.

Le rapport annuel de Service public de l’eau potable et de l’assainissement est présenté à son tour sur le même registre : le rapport est mis à la disposition du public... point à la ligne ! C. Le Lann intervient pour rappeler les bénéfices de la Lyonnaise des Eaux, société privée à laquelle est concédé le service eau potable et affermé l’assainissement, alors que le service n’est pas assuré dans des conditions correctes, tant en ce qui concerne les coûts que le renouvellement des compteurs par exemple. Elle est interrompue par M. Labardin (une vieille habitude, pour M. le Maire, qui ne supporte pas de l’être...) qui se félicite (encore et toujours) de l’organisation des arrosages nocturnes des giratoires permettant ainsi d’éviter l’évaporation ! M.Queyron, conseiller communautaire de la majorité ( lassé par tant d’autosatisfaction ?) précise que chaque année sur les 55 millions de m3 d’eau pompés dans la nappe sensible de l’Eocène, 45 sont facturés et 10 sont « foutus ». Oui, la gestion de l’eau est un problème sérieux qui mérite d’être débattu en Conseil Municipal et non occulté.

La délibération suivante porte sur la médiathèque. Après un rappel des coûts de la Médiathèque, le Maire nous « apprend » que les Fonds européens sont redéployés sur des projets économiques avec créations d’emplois. Voici une présentation parfaitement apolitique : aucune précision quant à l’origine de la diminution des fonds. Bref sur les 1,4 millions d’euros attendus, il n’en reste plus que 540 000. Au sujet de la posture « c’est pas ma faute » de M.Labardin, il faut quand même rappeler qu’Anne-Marie Keiser l’avait alerté en Conseil Municipal sur les risques de surévaluation de ces subventions attendues. M.Labardin, toujours courtois, l’avait traitée de « dépressive chronique ». Il veut maintenant adresser un voeu à « M. le Préfet et à M. le Président du Conseil Régional d’Aquitaine ».

Anne-Marie Keiser s’interrogeant sur les alternatives, M.Labardin (pour qui, en définitive, tout va toujours très bien) précise que des compléments permettront de toutes façons de construire la Médiathèque (une augmentation de l’emprunt ?). Jean-Paul Jourdan s’étonne de la dramatisation de la question puisque, en fin de compte, le projet est assuré de réussir. M.Labardin rétorque que ce qu’il dramatise, ce sont « les changements de règles du jeu ». Dramatiser sans réfléchir à l’origine de ces changements a t-il un sens ?

Viennent ensuite les décisions modificatives du budget 2004, dont les subventions aux associations. La plus importante (1500 euros) est allouée à la Société de Saint-Vincent de Paul qui doit faire face à des besoins de plus en plus importants de la Banque alimentaire. Les choix politiques actuels laissent de plus en plus de nos concitoyens au bord du chemin, mais ce ne sont pas des commentaires que se permet M.Labardin. La dernière intervention concerne une convention de mise à disposition par IMMOFI Malartic d’une parcelle de 10 000 m2 en bordure de l’Eau Bourde afin d’en améliorer l’entretien et l’ accessibilité . Le projet d’aménagement porte aussi sur la création d’une desserte par passerelle pour les piétons et les deux roues.

L’opposition de gauche a voté pour les délibérations présentées dans ce Conseil Municipal dans un souci manifeste de soutien aux projets concernant les gradignanais.

En conclusion on ne peut que regretter, une fois de plus, les méthodes de la majorité de droite qui visent trop souvent à interrompre tout débat dans une enceinte pourtant vouée à l’exercice de la démocratie locale.

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