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Il n’est pire sourd que celui...
Hélène BREYSSE demande d’emblée la parole pour lire une déclaration d’Anne-Marie KEISER (excusée ce jour, retenue au C A du collège Monjous). Elle apporte un démenti aux propos tenus par Monsieur LABARDIN lors de la séance du 22 novembre dernier : le PDU a été voté à la CUB le 26 mai 2000, date à laquelle Anne-Marie KEISER n’était pas encore conseillère communautaire... Comment peut-on dès lors lui reprocher de n’avoir pas voté ? Par ailleurs, le PDU a été mis en conformité avec la loi SRU le 23 mai 2003 : le conseil de communauté a adopté cette délibération à la majorité des élus. Anne-Marie KEISER a voté cette délibération, contrairement à ce que le maire a affirmé lundi dernier, le comompte-rendu du vote de cette délibération l’atteste. « Faux », rétorque Monsieur LABARDIN, « j’ai en ma possession un document qui dit le contraire ». Suite du feuilleton au prochain conseil municipal ?
Il n’est pire sourd... bis
Jean-Paul JOURDAN intervient ensuite pour dénoncer les propos tenus par Monsieur CANIVENC lors d’un précédent conseil municipal, à l’encontre des élus de l’opposition qu’il a accusés de fascisme et nazisme. Il demande à Monsieur le Maire d’être le garant de la tenue de cette assemblée et de ne pas laisser proférer des propos aussi indignes : les échanges autour de cette table devraient se faire dans un climat de respect réciproque, ce qui n’est pas le cas... Tous les membres de cette assemblée ont été élus par les gradignanais, ils ont droit à la même considération. Pour Jean-Paul JOURDAN, M. LABARDIN ne remplit manifestement pas son rôle de « Président » du Conseil Municipal.
Plutôt que de manifester sa réprobation et de demander à M. Canivenc de retirer ses propos, M. LABARDIN se fait aussitôt son propre avocat : « vous m’avez traité de menteur » ! M. CANIVENC intervient ensuite pour déclarer, concernant ses propos (fascisme et nazisme) : « je pensais que vous ne seriez pas sensibles à ces apostrophes ». On croit rêver... Jean-Paul JOURDAN insiste et dénonce la non-intervention du maire face à un tel dérapage et fait appel au rôle qu’il est en devoir de tenir.
Orientations budgétaires : comment se prononcer sans être informé ?
Après ces vives apostrophes, le Conseil Municipal aborde l’ordre du jour. M. FABIA communique le rapport d’activités du Syndicat Intercommunal à Vocation Unique ( SIVU) du Val de l’Eau Bourde, puis celui de l’aménagement , de l’entretien et de la gestion de l’étang d’Ornon, pour l’année 2003 .
Le maire lit ensuite la longue liste des [orientations générales du budget 2005]. Les élus de l’opposition doivent redoubler d’attention, faire des prouesses de prise de notes à toute allure, enregistrer, mémoriser, assimiler en un temps record tout le contenu de ce catalogue car aucun document ne leur a été communiqué, même en séance ! Puis M. LABARDIN lance solennellement le débat .
Anne BANVILLET intervient la première pour dénoncer le sort fait aux élus de l’opposition et la totale rétention d’informations dont ils font l’objet. Comment participer aux débats sans avoir eu le moindre document ?... Comment préparer une intervention dans ces conditions ?... Pourquoi les élus d’opposition, issus du vote démocratique, n’auraient-ils pas les orientations proposées afin de préparer leur argumentation, de construire leurs amendements éventuels, de jauger ces propositions à l’aune de leurs propres idées ?... « Dans ces conditions il ne paraît pas possible de participer aux débats car intervenir au pied levé, après un aussi long exposé ne nous semble pas très sérieux », ajoute Anne BANVILLET. « Pure rhétorique, ceci est une esquive ! » réplique M. LABARDIN.
Claire LE LANN enfonce le clou de cette légitime demande de documents : « le débat serait plus riche », précise-t-elle. Elle déplore également le peu de dynamisme de l’équipe majoritaire pour avancer dans des directions telles que le diagnostic thermique des bâtiments municipaux, un parc-auto avec des véhicules propres, des cantines bio... et souligne que des communes bien plus petites font preuve de beaucoup plus d’innovation dans le cadre du programme de développement durable.
Les élus majoritaires en rafale (M. Labardin, M. Canivenc, Mme Orsoni et M. Bertin) rappellent que GRADIGNAN a été novatrice en ce qui concerne les espaces verts, les économies d’eau, les pauses quartiers... et font l’apologie de la bonne gouvernance de la commune... sans répondre aux questions soulevées. Claire LE LANN précise que le développement durable, ce n’est pas seulement le taux d’espaces verts, mais le maire, en bon démocrate, lui coupe le micro, assortissant son geste de propos méprisants... Quand Anne-Marie KEISER est absente, Claire LE LANN est à la fête...
Jean-Paul JOURDAN demande la parole pour contester un propos du maire accusant l’opposition de n’avoir fait aucune proposition concernant le PLU ! Il rappelle que les élus socialistes et la section de GRADIGNAN ont organisé sur ce sujet une réunion publique en mars 2003, nourrie d’informations précises et de propositions tout aussi précises et concrètes, alors même que la majorité ne l’avait pas encore fait. Une majorité tellement intéressée par le sujet que M. le Maire est venu à cette réunion, accompagné de quelques-uns de ses adjoints...
Anne BANVILLET réitère sa demande de documents pour les élus de l’opposition à l’avenir. Mais, au fait, y a-t-il des photocopieuses à la mairie ?
La suite du conseil consiste en une série de délibérations concernant :
la modification de l’article L2122-22 du code général des collectivités territoriales
des mises en alignement pour le cadastre
d’une convention de gestion des espaces verts du bassin de retenue du « Hameau de Rochefort »
d’une servitude rue des Tanneries
de la création d’un Comité Consultatif des Jeunes de Gradignan.
Ces délibérations sont votées à l’unanimité sauf la dernière, pour laquelle Anne BANVILLET s’est abstenue, n’ayant pas obtenu de réponse favorable à sa demande pour que les élus d’opposition puissent participer à ce Comité.
La question qui vient souvent à l’esprit lorsqu’on assiste à ces réunions du conseil municipal est : y a-t-il bien eu 43 % de voix pour la liste d’opposition aux dernières élections municipales à Gradignan ?
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