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Vu et entendu au Conseil Municipal du 25 avril 2005

mis en ligne le : samedi 28 mai 2005.

Monsieur Labardin commence ce Conseil Municipal de manière classique en rendant compte de ses délégations : achats de matériel agricole et de véhicules utilitaires essentiellement. Il annonce ensuite l’ordre du jour, deux délibérations : le P.L.U. et la Médiathèque. Ce sont deux sujets importants pour la ville, ils amènent forcément des débats et ce n’est pas ce que préfère M.Labardin dans l’exercice de son pouvoir de Maire !

Par contre, il détaille les phases de consultation pour le P.L.U. de la C.U.B., soumis à chaque commune pour avis. On entend au passage que 40 personnes se sont présentées à la cellule P.L.U. organisée pour consultation par les services gradignanais : le sujet n’a pas fait grande recette !

M. le Maire rappelle les options choisies pour les 10 ans à venir : maintenir la population de Gradignan à moins de 25000 habitants, atteindre dans 20 ans les 20% obligatoires de logements sociaux sous forme de petites unités en T2 et T3. Vingt ans pour être en conformité avec la loi, c’est une option personnelle en politique ? Or de tout problème éthique, à la base de la Loi S.R.U., elle pose question quand on pense aux indemnités de compensation que Gradignan doit verser pour non respect de la Loi.

Pour les déplacements, le rappel du principe selon lequel chaque gradignanais doit avoir un arrêt de transport en commun à moins de 500 mètres le satisfait très visiblement. Il ne doit pas être vraiment utilisateur, car un arrêt à 500 mètres ne dit rien de la fréquence des lignes et des interconnexions possibles. Mais l’autosatisfaction continue : pas plus de 50% pour les voitures dans les nouveaux aménagements (à croire sur parole...), pas de création de voies nouvelles...

Les quartiers Sud deviennent des zones à faible densité avec autorisation de diviser certaines propriétés. Les zones d’activité n’évoluent pas, pour ne pas générer de problème de cohabitation (pas un mot sur la quadrature du cercle à résoudre : pas d’activités économiques sur la commune = ville dortoir et problèmes de déplacements... M. Labardin n’en est pas à une contradiction près).

La densité de construction par coefficient dans le POS est remplacée par une nouvelle disposition privilégiant la construction en étage. Après ces diverses informations, M. Labardin conclut en précisant que le passage du POS au PLU devrait se faire sans modification majeure des paysages gradignanais et que la CUB doit s’assurer de l’harmonisation des zones limitrophes de la commune.

Il invite à débattre et c’est Claire Le Lann qui prend la parole pour insister sur les nécessités de respecter les normes Haute Qualité Environnementale et d’encourager l’utilisation des énergies renouvelables (par exemple Barcelone assure ainsi 60% de son approvisionnement en eau chaude).

René Lapouyade insiste sur la maîtrise raisonnable de l’urbanisation des quartiers Sud avec des parcelles de 2000 m2, sur la démarche démocratique exemplaire de ce PLU, sur l’évolution de la CUB comparable à celle de l’Europe... ce qui lui permet de demander une motion du Conseil Municipal pour la construction de l’Europe. M. Labardin rappelle que l’outil PLU représente une démarche aussi importante que le résultat mais que le Conseil Municipal ne prend pas d’avis sur les échéances politiques.

Anne-Marie Keiser, ensuite, prend la parole pour une déclaration qu’elle souhaite voir annexée au Procès verbal. Elle note l’option de croissance démographique faible choisie dans le PLU et les dispositions socialement sélectives sur les quartiers Sud avec le problème des prix des parcelles de 2000 m2, l’absence d’emplacement réservé dans le Nord de Gradignan malgré la nécessité d’une crèche collective. Elle souligne également les lacunes sur les problèmes posés par les déplacements de transit et l’intensification de la circulation dans le centre ville.

Elle aurait souhaité un projet plus dynamique mais, malgré ses réserves, donne un avis favorable à ce PLU. Cette intervention démontre le travail constructif des socialistes qui ont étudié avec attention ce PLU, qui s’interrogent sur les déséquilibres que pourraient générer les options envisagées, qui ont également écouté les gradignanais et analysé avec eux leurs soucis quotidiens sur la commune.

Bien entendu, Michel Labardin ne le comprend pas ainsi puisque, pour lui, toute expression de l’opposition est non seulement inutile mais de plus crime de lèse-majesté ! En effet, ses commentaires très acides, comme à l’accoutumée, démontrent son incapacité à débattre sereinement - on en arrive même à douter d’être en démocratie tant ses interventions reflètent son autoritarisme.

Dans sa réponse, il s’attaque de plus au Conseil Général (cherchez le lien...), caricature les remarques d’Anne-Marie Keiser en soulignant que les zones vertes resteront naturelles tant que la majorité existe, que les dispositions sont sages mais pas élitistes, que les équipements sont suffisants et que les efforts pour les logements sociaux sont très significatifs... Bref, tout est parfait pour M.Labardin... mais la véhémence de ses propos inquiète toujours sur ses capacités à débattre.

Est évacué le problème majeur des flux de transit pour lequel la solution selon M. le Maire réside dans le réaménagement du centre ville qui va inciter à emprunter d’autres axes ou d’autres moyens de déplacement. Cela relève plus du vœu pieu que d’une réelle solution, mais M.Labardin a choisi d’y croire : il ne doit pas vraiment être concerné par ce type de problème dans sa vie quotidienne !

M. Canivenc, dans sa nostalgie du passé, retrace l’historique de Gradignan depuis 1960, puis se moque de l’intervention de Claire Le Lann sur les économies d’énergie en souhaitant un règlement empêchant les éclipses de soleil (on n’avait pas encore entendu d’aussi piètres arguments contre l’énergie solaire !). Il continue en ironisant sur les voies de transit ou ces ZAC pour lesquelles Gradignan a donné et a eu beaucoup de problèmes !

M.Labardin, fidèle dauphin adoubé par son maître, intervient sur le manque de responsabilité écologique des partis qui mettent des affiches partout. Claire Le Lann précise qu’elle a oublié d’enlever 2 panneaux lors de la dernière réunion des Verts et s’en excuse. Cela ne suffit pas à M. le Maire qui revient à la charge déclenchant la colère de l’élue verte.

Claire Le Lann reprend le problème du mitage des zones Sud. Elle est interrompue à nouveau par M. le Maire : « ce que vous dites est absurde, mais continuez ». Elle souligne la pauvreté des propositions de réserves foncières et rappelle la nécessité de proposer une voirie où vélos et piétons ont leur place. M. Labardin reprend son explication sur le mitage : les propriétés se vendent, se divisent, mais les règlements encadrent bien ces modifications.

Anne-Marie Keiser rappelle les soucis des habitants de Beausoleil et leurs pétitions contre les nuisances dues au trafic. La réponse de M. le Maire se borne à une requalification des voies pour les rendre plus dissuasives. M.Fabia (version la voix de son maître) intervient agressivement, sans apporter d’information nouvelle (l’art de ne rien dire !).

Cette question des flux de transit est reprise par Anne-Marie Keiser qui a bien noté les préoccupations de beaucoup de gradignanais et le peu de réflexion de l’équipe municipale sur ce sujet difficile. M. Labardin, une fois de plus, se retranche derrière une étude en cours à la CUB. Anne-Marie Keiser aura encore le droit à une attaque sans raison de M. Labardin lui demandant de « cessez de donner des leçons, on ne vous en donnera pas ». Flegmatique car blasée, Anne-Marie Keiser lui répond qu’elle le « dérange, même quand elle ne dit rien »...

La délibération est votée à l’unanimité moins une abstention, celle de Claire Le Lann.

La seconde délibération porte sur la Médiathèque et les Fonds européens sollicités pour son financement. M. Labardin explique les critères de la Délégation Régionale à l’Action Culturelle : coût total 4,8 millions € HT x taux de la mesure (30%) x taux de la population en zone prioritaire (30% pour Gradignan). Le FEDER octroie 438 000€. La subvention est à la baisse. Claire Le Lann intervient pour rappeler le caractère limité des fonds à répartir.

M. Labardin que 5 candidatures au lieu des 3 initiales (les demandes de Pau et Lormont ont rejoint celles de Gradignan, Mérignac et Trélissac) ne sont qu’un moyen de diminuer les subventions gradignanaises ( !). Claire Le Lann a beau lui expliquer que tous ces projets existaient, M. le Maire confirme sa surprise et annonce qu’il sera vigilant quant à l’attitude du Président du Conseil Régional... Un nouveau bouc émissaire... Eh oui ! c’est toujours plus facile de s’en prendre à autrui pour expliquer un problème de financement mal calculé.

Anne-Marie Keiser est obligée de lui rappeler qu’elle avait demandé la parole. Elle souhaite des précisions sur les enveloppes financières de l’Etat. M. Labardin conclut en précisant que l’objectif est toujours de minimiser le financement par la commune mais que des réserves sont constituées en cas de besoin...

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