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M. Labardin a alors précisé qu’il ajoutait aux logements sociaux nouvellement réalisés ou en projet des logements existants qui ont été requalifiés en logements sociaux.
Puis Claire Le Lann a regretté que le Maire n’ait pas accepté d’organiser un débat en conseil municipal sur la question du « grand contournement ». Le Maire préfère attendre que le nombre des options se réduise.
Elle a aussi évoqué le problème de l’information. Les conseillers municipaux d’opposition n’ont été informés de la date du conseil municipal et de son ordre du jour que le 21 juin, soit à 5 jours de l’échéance. Le délai légal est certes respecté, mais il serait plus normal (et plus efficace pour la démocratie) de les prévenir plus tôt, afin de permettre à chacun de mieux gérer ses obligations familiales et professionnelles.
On est ensuite passé aux délibérations. La plupart d’entre elles ont été rapidement approuvées, à l’unanimité : cession d’un terrain au rugby club, approbation du compte de gestion du receveur municipal, comptes des pompes funèbres, attribution de marchés pour la médiathèque, question relatives au personnel municipal (évolution de postes et de rémunérations).
Le principal échange s’est produit au sujet du vote du compte administratif 2005. Anne-Marie Keiser a tout d’abord regretté qu’on ne lui ait transmis en commission des finances que quelques tableaux synthétiques et non les documents du compte administratif habituellement communiqués en commission.
Elle a ensuite souligné quelques faits préoccupants : décalage entre les projets annoncés et les réalisations (avec l’exemple du Château de l’Ermitage), importance de l’endettement, augmentation des dépenses de fonctionnement, faible progression de la dotation globale de l’Etat, qui traduit son désengagement. Elle a aussi dénoncé une subvention en retrait au Centre Communal de l’Action Sociale et la baisse du déficit du Centre Aéré (une telle structure est toujours en déficit : la diminution du déficit correspond-elle à une baisse de l’activité ?).
Au lieu de répondre aux questions posées, précises et directes, M. Labardin a préféré s’autoféliciter de son action et s’est contenté de quelques considérations générales : « l’important c’est les questions, pas les réponses » (sic), ou « vous n’avez pas la parole parce que minoritaires » (re-sic).
Pas de document en commission, pas de réponse en conseil municipal, décidément, le débat démocratique progresse à Gradignan !