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Une nouvelle conseillère de la majorité, Mme Françoise Claverie, a été installée suite à la démission de M. Pascal Péridy. Le maire a ensuite lu la liste des décisions prises par délégation ; il a lu également le rapport annuel de la Société d’Economie Mixte (S.E.M.) Gradignan Gestion Culture Communication (G2C2) qui est chargée du Théâtre des Quatre Saisons.
Parmi les délibérations qui ont suivi, presque toutes ont été adoptées à l’unanimité, sans susciter de débats particuliers : acquisition de terrains permettant, à terme, l’extension du cimetière du Plantey, tarifs du Centre de Loisirs, évolution du tableau des effectifs du personnel…
Vote des taux
Le vote des taux des trois taxes directes locales a donné lieu à des échanges plus animés. René Lapouyade (ex-élu « Les Verts ») a tout d’abord évoqué la "Grande Consultation" des citoyens organisée par la Mairie en regrettant que l’opposition n’ait pas été associée à sa préparation et que les Gradignanais qui se plaignaient du niveau trop élevé des impôts n’aient pas été entendus, puisque les taux sont maintenus et non abaissés.
En réponse à cette intervention, Michel Labardin, après quelques considérations générales, semblant à court d’arguments, s’en est pris à l’opposition à qui il a reproché de ne jamais rien proposer ; or l’opposition n’avait pas encore pris la parole de la séance ! Ce qu’elle fit en suivant : Jean-Paul Jourdan (PS) a simplement précisé que l’opposition prenait acte du maintien des taux de la fiscalité locale et qu’elle s’abstiendrait, tout à fait logiquement, puisqu’elle n’avait pas voté le budget 2007. Il faut tout de même préciser, qu’en 2007, malgré la stabilité des taux d’imposition, la contribution que verseront les Gradignanais dans la caisse municipale augmentera de 350 000 € par rapport à 2006, soit + 2,8%.
Une fois de plus, le contraste était frappant entre le ton bonhomme employé par le maire lorsqu’il s’adresse à son équipe, et les remarques acerbes que lui inspire la moindre intervention de l’opposition. Quand l’ex-maire, René Canivenc, questionne directement l’un des conseillers au lieu de s’adresser à lui, comme le veut le fonctionnement normal de tout conseil municipal, M. Labardin, ne trouve rien à redire, sauf à en sourire. Ah, de quelle mansuétude fait-il preuve face aux libertés prises par son mentor ! Le rappel au respect tatillon du règlement semble alors superflu. En revanche, quand l’opposition souhaite intervenir à plusieurs reprises sur un même thème pour répondre aux différentes interventions des adjoints, le maire ne manque pas de lui rappeler sèchement qu’elle a déjà eu la parole et lui refuse bien souvent toute possibilité de la reprendre. Deux poids, deux mesures...
La question environnementale est un autre exemple de cette dualité de ton et d’attitude de la part du maire. Il s’est plusieurs fois félicité avec ses adjoints des actions entreprises sur ce thème : étude en vue de la définition d’une charte, demande de subvention au sujet de l’équipement des foyers en composteurs, étude de l’équipement des bâtiments communaux en chauffe-eau solaires. On oublierait presque que, quand de telles actions sont proposées par l’opposition, et notamment par Claire Le Lann (Les Verts), elles ne rencontrent que dédain et quolibets.
Modifications budgétaires
Un autre point à l’ordre du jour concernait des modifications à apporter au budget 2007, adopté en décembre dernier. L’opposition s’est aussi abstenue, n’étant pas convaincue par les explications avancées par le maire quant à la subvention accordée pour le « Gala de l’ENITA ». Tout en reconnaissant, sans réserve aucune, la qualité du travail effectué par cet établissement, J.P. Jourdan explique qu’il ne voit pas ce qui justifie que l’on subventionne les festivités organisées par ces jeunes élèves ingénieurs. Cette intervention provoque la colère de M. le Maire : Cessez donc d’être allusif, dites le fond de votre pensée… Voyez, Messieurs, Mesdames, M. Jourdan est un lâche. On le voit, Monsieur Labardin ignore le discours républicain. Chacun appréciera. Les choses étaient pourtant claires, et, puisqu’il faut mettre un point sur les « i », plaçons-les : en matière de subventions municipales, mieux vaut être dans les petits papiers de la mairie.
La dernière délibération de la soirée était consacrée à la prorogation du Contrat de Développement Durable entre la Commune et le Conseil Général. Elle est adoptée à l’unanimité. Mais elle a encore donné l’occasion au maire de récriminer. Ce contrat, grâce auquel Gradignan obtient de l’argent du Département, semble décidément lui poser un problème : il n’a rien compris aux conditions d’éligibilité des dossiers feint-il d’avouer. Et de sonner la charge contre Anne-Marie Keiser. Est-ce si difficile de reconnaître que la signature d’un tel contrat est un atout pour la commune et d’accepter que la conseillère générale de Gradignan soit aussi la chef de file de l’opposition ?
Jean-Paul Jourdan