|
|
|
|
|
|
|
|
Le rapport général 2007 qui nous a été adressé ressemble à une plaquette de communication. Quant aux rapports des services publics et régies, plus techniques, ils ne sont disponibles qu’en mairie ou par téléchargement. Le maire commente brièvement le rapport général, puis, laissant entendre que chacun a pu lire les autres, donne la parole à la salle.
Anne Banvillet (apparentée PS) souhaite qu’une copie numérique de tous ces rapports soit adressée par la CUB à l’ensemble des conseillers municipaux, dans un souci de transparence et d’efficacité : qui peut passer des heures en mairie à consulter l’unique CD ou imprimer chez lui les centaines de pages des rapports ?
Puis Denys Breysse (PS) intervient sur deux rapports, sur le thème du haut-débit, puis sur celui de l’eau et de l’assainissement. Pour le haut-débit, il se fait le relais des usagers des quartiers Nord et Est, y compris au sein de zones d’activité commerciales. En effet ces zones ont été repérées par la CUB comme « zones de carence », n’offrant pas la qualité de service attendue. Les problèmes de desserte ont été fréquents ces derniers mois, et il interpelle le Maire, pour savoir quelles réponses il compte apporter, soit au niveau communautaire, soit au niveau de la commune. M. Labardin répond qu’il compte faire respecter par l’opérateur France Telecom l’obligation de mettre en œuvre les moyens nécessaires à un service de qualité.
Dans le domaine de l’eau et de l’assainissement, les éléments chiffrés du rapport montrent que les taux de renouvellement des canalisations sont très faibles : ils seraient équilibrés si la « durée de vie » des conduites était de 2 500 ans ( !) pour l’eau potable et de plus de 800 ans pour l’assainissement, c’est-à-dire 20 à 50 fois plus que ce que l’on observe dans la réalité. Vieillissement progressif du réseau, gaspillage d’une ressource précieuse (plus de 14 millions des m3 prélevés dans les nappes ne sont pas servis aux usagers) et prix élevé de l’eau en découlent. Nous voilà bien loin des exigences du développement durable ! Interpellé sur l’insuffisance du budget d’investissement annuel pour l’assainissement, et sur la manière dont cette politique de maintenance se décline dans la commune, le maire a une réponse évasive, évoquant des rendez-vous réguliers avec le délégataire pour identifier les points-noirs et le fait que M Quéron (Groupe « Communauté d’Avenir » de la droite bordelaise), conseiller de Gradignan à la commission y est « très actif ».
Parmi les délibérations suivantes, seule celle concernant le budget supplémentaire n’est pas votée à l’unanimité. Jean-Paul Jourdan (PS) justifie l’abstention de l’opposition par le fait que ce budget, s’il revêt un caractère essentiellement technique, est néanmoins l’acte politique fort de la majorité.
Par contre, un réel débat est ouvert à l’occasion de l’ouverture de cours pour adultes à l’Ecole Municipale de Musique. Cette proposition répond à une forte demande, et se fera dans le respect des priorités qui demeurent l’accueil des enfants. Pierre Auzereau (PCF) se réjouit de cette ouverture, en ce qu’elle témoigne de la reconnaissance du travail des enseignants et permet d’en consolider l’activité. Il rappelle que la commune a modulé les tarifs d’inscription pour les enfants, afin de permettre un accès à la musique, même à ceux issus de familles moins aisées. Or, le tarif affiché de 85 euros par mois (et non de 85 € par an comme l’a écrit le journal Sud-Ouest le lendemain par erreur !) n’est pas indolore et constitue un réel frein pour de nombreux adultes. M. Labardin confirme que la commune a choisi de porter son effort sur les enfants, il souligne que ces tarifs (prix coûtant) restent modérés et que les adultes peuvent accéder à la musique par d’autres voies, par exemple par le biais des associations. Elsa Grunfeld (PS) insiste en évoquant une possible modulation, selon le revenu des familles, avec un système de « bonus-malus » sans conséquence pour les finances communales. L’adjoint aux finances, Henri Rivière, rétorque d’un « les Gradignanais ne comprendraient pas ! » qui nous laisse songeurs. Les familles qui souhaiteraient s’inscrire et rencontreraient des difficultés matérielles peuvent néanmoins solliciter le CCAS comme l’a finalement suggéré Sana Sukkarie, adjointe à la culture. La proposition est adoptée en phase d’expérimentation et à l’unanimité.
Les conseillers de l’opposition souhaitent désormais laisser une trace plus tangible de leurs interventions orales en Conseil Municipal. Sur les questions qu’ils jugent importantes, ils demanderont donc désormais l’inscription du texte de leur intervention au Procès-Verbal. Pour ce Conseil, il s’agit du :
intervention sur le haut-débit (Denys Breysse)
intervention sur l’eau et l’assainissement (Denys Breysse)