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Le maire ouvre la séance par le bilan attendu de la tempête. Il se félicite de la mise en place d’une cellule de crise composée d’élus et d’administratifs et d’un PC opérationnel pour orienter le plus rapidement possible les moyens. Vingt agents ont été mobilisés pour des interventions rapides et faire l’inventaire des dégâts. 300 appels ont été reçus pour signaler des problèmes ou demander à être secourus, dont 80 pour privation d’électricité. 38 bâtiments communaux ont été touchés à des degrés divers, les plus importantes dégradations revenant au tennis couvert de Loustalot. 115 arbres sont à terre, 100 poteaux d’éclairage public et 40 poteaux de signalisation.
Le maire signale que par le biais de l’association des maires de Gironde, Gradignan a apporté une aide technique à la commune de Landiras. Cette information permet à Pierre Auzereau (PCF) de rappeler que s’il n’y avait pas eu de démantèlement du maillage du service public de l’électricité, Landiras aurait eu ses 12 agents de district qui auraient pu intervenir directement. Son constat rejoint celui qui a été généralement fait sur l’efficacité des interventions : le rétablissement du réseau a été moins rapide qu’après la tempête de 1999, car, dans un souci « de rationalisation », de nombreux agents ne sont plus au contact immédiat de la population. Dès lors, les équipes qui doivent intervenir en cas d’urgence connaissent moins bien le réseau et les travaux sont plus lents. Mais le Maire interrompt Pierre Auzereau, arguant du fait que cette question ne relève pas de la compétence du conseil municipal, et il l’empêche de poursuivre sa déclaration.
Le débat porte ensuite sur le projet de convention avec la Caisse des Dépôts et Consignations qui gère, par l’intermédiaire de son COSOG, le Centre de Loisirs de Gradignan.
L’énoncé de la délibération (articles 11 et 12) nous rappelle les formulations imprécises d’anciennes délibérations : ces deux articles nous paraissent contradictoires. L’échange porte sur l’augmentation des tarifs dont on nous dit qu’ils seront négociés année après année mais, paradoxalement, le texte précisé d’ores et déjà les tarifs des années à venir jusqu’en 2012 ! Mais il dit aussi que les évolutions de tarifs ne dépasseront pas l’inflation si la négociation n’aboutit pas. Cela irait dans l’intérêt des contribuables (il s’agit en effet du tarif payé par la commune, mais pas par les familles, qui n’en paient qu’une partie, de 1€95 à 11€ selon leurs revenus, la différence étant pris en charge par le budget communal).
L’augmentation programmée est en effet de 11,3 % sur 3 ans, soit près de 4 % par an. Cette augmentation correspond presque au double de l’inflation moyenne de ces dernières années. Le maire rétorque que la commune négocie avec justesse, car le COSOG-CDC est déficitaire (il perdrait à Gradignan 100 000 euros chaque année) et que ce tarif ne couvre pas ses coûts réels. Christine Dymala souligne la stabilité de la fréquentation du Centre, la qualité des prestations et son intérêt pour la population. Nous sommes d’accord… mais pourquoi est-il encore une fois difficile à Gradignan de maîtriser les dépenses ?
La question suivante porte sur une autre convention, liant le COSOG-CGC et la ville de Gradignan pour l’utilisation de la piste d’éducation routière. Quelle est la raison d’une telle délibération alors que ce lieu de sensibilisation aux contraintes et risques de la circulation fonctionne depuis plusieurs années ? Lors de la création de cette piste, une subvention de la ville pendant 5 ans, est venue abonder l’investissement de la Caisse des Dépôts, qui a réalisé l’équipement. Gradignan, en échange de la subvention, a pu bénéficier pendant 5 ans d’un accès gratuit à l’équipement. Aujourd’hui, il est amorti et la ville doit payer pour y accéder.
Nos questions portent sur les modalités d’accès et le taux de fréquentation. 1184 enfants (cycle 3) de Gradignan ont profité de cet équipement, ce qui leur a permis d’obtenir l’APER (Attestation Première Education à la Route). La municipalité acquittera désormais de 10 euros par journée/enfant. La piste reste la propriété de la Caisse des Dépôts. Il est trop tard pour se demander s’il aurait mieux valu construire la piste sur fonds propres de la Ville, pour en avoir, aujourd’hui et demain, l’utilisation gratuite.
Les autres délibérations portent sur la reprise de concessions funéraires à l’état d’abandon, le tarif des vacations de police pour des opérations de surveillance au cours d’opérations funéraires, des contrats de personnel municipal et la cession de terrain rue du Solarium.
Aujourd’hui, toutes les délibérations ont été votées à l’unanimité.
Nous avons cependant à plusieurs reprises souhaité des informations plus précises, ce qui a eu hélas, la conséquence de fâcher le Maire. Nos demandes devraient être faites lors des commissions. Serions-nous ici, comme il le souhaite, uniquement pour voter ou le Conseil Municipal peut-il aussi être un lieu d’échanges ?
Par ailleurs, nous avons dénoncé l’organisation des commissions à des horaires difficilement compatibles avec une activité professionnelle. Chaque commission est constituée du Maire, de six élus de la majorité et d’un seul de l’opposition. S’il ne peut être présent, l’opposition n’est plus représentée, alors qu’un ou deux absents ont moins de conséquences pour la majorité… La Loi permet certes à un salarié de s’absenter pour assister à une commission en tant qu’élu, mais ce n’est pas toujours facile… et comment faire quand on exerce en libéral ? Il serait pourtant si simple au Maire de répondre à la demande que nous avons faite dès l’installation des commissions : que chaque élu de l’opposition en commission puisse avoir un suppléant !
Anne Banvillet et Denys Breysse
Les conseillers de l’opposition souhaitent désormais laisser une trace plus tangible de leurs interventions orales en Conseil Municipal. Sur les questions qu’ils jugent importantes, ils demanderont donc désormais l’inscription du texte de leur intervention au Procès-Verbal. Pour ce Conseil, il s’agit de :
l’intervention de Denys Breysse (Convention avec le Centre de Loisirs - tarifs)