|
|
|
|
|
|
|
|
M. le Maire, en effet, supporte toujours très mal que l’opposition ose prendre la parole et n’a de cesse de réagir fort négativement à chaque propos de ces conseillers-là, même quand ils votent dans le même sens que les conseillers de la Majorité.
Vote consensuel donc sur les modifications du Plan de Déplacement Urbain de Gradignan qui devra prévoir, entre autres, de nouvelles dispositions pour limiter l’usage de la voiture. Vu le sort des cyclistes sur Gradignan et l’organisation des bus, c’est un beau chantier à investir...
Vote à l’unanimité également sur la mise en conformité du Programme Local de l’Habitat avec la Loi Solidarité et Renouvellement Urbain. Rappelons que Gradignan, comme toute commune, doit proposer un parc locatif social représentant 20 % du parc, sous peine de pénalités. Notre commune n’atteint que 14 % et verse donc une compensation financière à la CUB. M. le Maire s’est félicité des objectifs fixés par la commune à 15 % dans un premier temps, a détaillé les projets permettant d’atteindre cet objectif et M. Canivenc est venu en renfort pour souligner l’excellence d’une loi permettant une réelle mixité sociale. Anne-Marie Keiser s’est « réjouie » des propositions de la Majorité, d’autant plus que, comme elle l’a rappelé fort à propos, cette Loi, quelques mois plus tôt et dans ces mêmes lieux, était qualifiée avec virulence par la Majorité municipale, de loi inique. Elle a également rappelé la participation du Conseil Général.
Ce fut ensuite le Musée de Sonneville qui alimenta les débats. Là aussi, l’opposition a voté pour, mais elle a largement défendu une autre pratique culturelle que celle de la Majorité autour de cet équipement culturel. La réhabilitation des bâtiments annexes de Cayac va engager un budget de plus de 500 000 € H.T. Nos élus ont exprimé leur inquiétude sur ce projet qu’ils ont soutenu lors de la délibération du 24 juin 2002 et qui bénéficie d’une aide du Conseil Régional. En effet, la vocation pédagogique du lieu semble quelque peu écornée par les récentes modifications. La Majorité a choisi de développer les espaces dédiés aux toiles de G. de Sonneville, au détriment d’une autre priorité, axée sur la possibilité de donner leur chance aux jeunes peintres et artistes gradignanais. C’est là également que les choix socialistes en matière de culture ne sont certainement pas ceux de notre Majorité « a-politique ».
Dernière grande délibération : les contrats de travail des professeurs de l’Ecole Municipale de Musique. Visiblement, M. Labardin était très satisfait de s’orienter vers la titularisation des professeurs dans le cadre de la fonction publique territoriale. Il a doctement glosé sur des communes voisines qui « montent des associations pour ne pas intégrer les intervenants musicaux dans le personnel municipal ». Ce sujet fort complexe n’embarrasse pas les prises de position opportunistes de notre Maire. Anne-Marie Keiser lui a rappelé les pratiques gradignanaises des années passées, tout en le félicitant de cette évolution.
En conclusion, rappelons également la demande légitime des élus d’opposition à disposer des informations nécessaires pour débattre des choix engageant tous les gradignanais en nombre et en délai suffisants. Encore une fois, ce Conseil a été révélateur des pratiques de la Majorité locale « au service de tous les gradignanais » : l’opposition n’a pu disposer que d’un PLH pour 7 conseillers... Regrettable n’est-ce pas ?