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La première délibération porte sur la dissolution du syndicat intercommunal pour l’aménagement de l’Etang du Moulin d’Ornon. La demande émane de la ville de Canéjan alors que Gradignan aurait souhaité son maintien, voire l’élargissement aux autres communes concernées par l’Eau Bourde. En tant que commune à l’aval, Gradignan prend acte de cette demande. Elle devra prendre les mesures nécessaires pour poursuivre l’aménagement. La fédération départementale de la pêche continue d’assurer la continuité de la gestion de l’Etang de pêche.
Création de l’Etablissement Public Jeunesse
La deuxième délibération constitue le gros morceau de ce Conseil. Il s’agit de créer l’EPAJG (Etablissement Public pour l’Animation des Jeunes à Gradignan) et d’en adopter les statuts. Le Maire rappelle la forte implication financière de la commune dans le fonctionnement des structures jeunesse (dont les deux MJC) et la nécessité d’en repenser l’organisation, pour plus d’efficacité.
Tour à tour, les élus de l’opposition prennent la parole, sur des registres complémentaires, et le Maire leur répond. Jean-Paul Jourdan s’interroge sur le devenir du bénévolat et les conséquences possibles pour le PLG, qui pourrait être prochainement dans le viseur du maire. Pierre Auzereau (PCF) souligne que la création de l’EPA réduit les possibilités, pour la population, de s’impliquer dans le débat d’idées et de s’impliquer effectivement au service de projets collectifs. Denys Breysse analyse les projets de statuts de l’EPA et fait quatre propositions précises pour aménager les statuts et témoigner d’une réelle volonté d’ouverture. Il suggère en particulier que les statuts affichent l’objectif du développement des liens avec l’ensemble des acteurs associatifs de la ville, comme le précise d’ailleurs le texte de la délibération.
Le maire rappelle qu’entre 2003 et 2010 les aides des autres partenaires des MJC n’ont cessé de diminuer et que la municipalité a augmenté de 50% son soutien. Sous leur forme actuelle, les MJC sont confrontées à des limites et face à de nouveaux défis éducatifs, la commune pourra, par le biais de l’EPA, agir plus efficacement. La commune s’implique lourdement sur le plan financier. Il est donc logique, pour M. Labardin, qu’elle ait le pouvoir de piloter et de coordonner l’ensemble du projet jeunesse. L’EPA sera le fer de lance de la politique jeunesse.
L’attitude du Maire ne peut que renforcer les craintes de l’opposition que, sous couvert de changement de statut, on assiste à un véritable verrouillage des structures, comme peut le laisser penser la composition du Conseil d’Administration de l’EPA (tous les membres sont nommés par le Conseil Municipal sur proposition du maire). Aucune des propositions relatives aux statuts ne trouve grâce aux yeux du maire. Par exemple, faire élire les représentants des associations par les associations (au lieu que le Maire ne les nomme), « ce serait […] une manœuvre politicienne […] et de la démagogie ».
Mme Jardy-Jourdan intervient pour dénoncer l’attitude négative de l’opposition, qu’elle rapproche de celle du représentant de la Fédération des MJC, qui a participé aux discussions avec la commune, puis a renoncé. Sa déclaration étant un peu confuse, Denys Breysse lui demande des précisions. Elle nous apprend alors que le Représentant de la Fédération des MJC a déclaré son opposition au projet de l’EPA sous la forme actuelle.
Face à ces éléments nouveaux, qu’il n’était sans doute pas prévu de faire connaître, l’opposition demande une suspension de séance pour décider de sa position. Nous avions déjà soulevé les faiblesses du projet, et regretté les multiples refus de M. Labardin pour améliorer le projet et le Maire. La position des MJC confirme nos craintes. Nous votons donc contre la création de l’EPA jeunesse.
C.C.A.S. : Catherine Mellul sur la défensive.
La suite du Conseil Municipal sera rapide. Le seul fait à noter porte sur une délibération instaurant un abattement de la taxe d’habitation pour les personnes handicapés. Nous y sommes favorables, mais cela n’empêche pas C. Mellul-Orsoni , en charge des affaires sociales, de se lancer dans une défense du CCAS : nous l’aurions critiqué dans un récent numéro de Gradignan ma Ville (en fait il s’agit seulement d’une question posée lors du débat sur le budget, relative au fait que nous pensions le budget prévu pour le CCAS trop faible… comprenne qui pourra !). Jean-Paul Jourdan intervient pour, ironiquement, remercier l’adjointe de répondre à une question posée en Conseil Municipal… le 7 avril. Le maire se fend encore d’une interminable tirade, que Jean-Paul Jourdan coupe d’un « Nous voulons bien [débattre], mais c’est vous qui débattez tout seul ! ».
Anne Banvillet et Jean-Paul Jourdan