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Vu et entendu au conseil municipal du 2 février 2005

mis en ligne le : mercredi 16 février 2005.

Ce Conseil municipal est dicté par l’urgence d’une décision à prendre : le droit de préemption de la commune sur une offre de vente à 663 000 €. Pour ce prix, c’est le Réseau câblé de France Télécom que l’on peut s’offrir.

France Télécom souhaitant céder ce réseau à France Télécom Câble, M. le Maire demande l’autorisation de ne pas exercer le droit de préemption prévu dans le contrat, en fonction du coût et des incidences liées au maintien du réseau et de l’avenir incertain du câble.

Anne-Marie Keiser, dans une intervention très charpentée, et après avoir rappelé qu’aucune commune n’a les moyens de suivre, précise les raisons de son abstention. En effet, le montage juridico-financier de ce type d’opération est révélateur des choix politico-économiques actuels : si aujourd’hui France Télécom est propriétaire, demain ce seront des fonds d’investissements privés avec des montages financiers reposant sur l’endettement, où les enjeux de rendements à très court terme sont très importants, d’où des stratégies de réduction des coûts et des restructurations douloureuses pour les salariés. De plus c’est une société de droit luxembourgeois qui sera à 100% propriétaire d’une société par actions simplifiées, ce qui pose d’autres soucis. Cette intervention qui permet de recadrer ce qu’est la gestion d’une commune dans une vision globale de la société et de ses choix était du plus grand intérêt.

Mais, décidément, M. Labardin ne supporte pas la participation de la Gauche au Conseil municipal. Il coupe la parole pour poser cette question qu’on aimerait lui retourner : « quand va-t-on s’arrêter ? ». Il confisque le micro à son profit car il trouve dommageable de « faire état de ses états d’âme pour accepter ou refuser ». Il continue en s’interrogeant sur ce discours qu’il juge « anti-financier et gênant ». Et voilà qu’on retrouve l’impression d’être en face d’un Maire qui n’a pour objectif que de pérorer à la première personne en étant incapable d’entendre un discours différent du sien. Dommage encore une fois pour le débat démocratique qui devrait avoir une place privilégiée dans un Conseil municipal, mais on est à Gradignan et l’expression de 43% des gradignanais qui ont voté pour la Gauche n’a pas pour M. Labardin sa place ici...

Ce grand point à l’ordre du jour avait été précédé des délégations dont M. le Maire devait rendre compte.

Signalons parmi les différentes actions, la délégation d’ester en justice dans l’affaire de la Poterie en raison de l’annulation de l’arrêté demandé par Canéjan M. Labardin ne l’a pas commenté avec son autosatisfaction habituelle (pour revenir quelques semaines en arrière, avec un maire moins prudent).

Le Conseil municipal s’est poursuivi par une délibération sur une modification du budget engagé sur les travaux du Cuvier de Cayac. La délibération doit s’appuyer sur une annexe qui n’a pas été fournie à l’opposition, ce qu’Anne-Marie Keiser fait remarquer. A nouveau, M.Labardin, avec son irritation coutumière essaie d’ergoter puis accepte d’en fournir une photocopie avant un vote à l’unanimité. La rétention d’informations se soigne-t-elle ?

Enfin, les travaux d’aménagement extérieur du Musée de Sonneville sont également votés à l’unanimité, après une intervention de Jean-Paul Jourdan s’interrogeant fort à propos sur l’avancement de la réflexion quant à l’intégration de ce musée dans un programme culturel. M.Labardin répond vaguement en parlant de vocation pédagogique et de commission culturelle. Des questions à suivre attentivement car le développement de l’offre culturelle doit s’accompagner d’une réflexion sérieuse.

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