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Gérald Elbaze est militant socialiste bordelais. De retour de l’Université d’été du Parti socialiste à La Rochelle, il reçoit un message d’un « camarade girondin » sur Facebook : « Alors, t’as ramené de l’espoir ? »

Réponse.

Oui je ramène de l’espoir :


- parce que les lignes bougent. Si on m’avait dit que tel ou tel parlementaire rejoindrait un jour le navire j’aurais parié que non. Et on engage désormais clairement le rapport de force. C’est l’objet même de l’engagement politique. C’est pour cela qu’on dit militant.
- parce que les socialistes constatent les écarts entre ce qu’ils ont promis et ce qui est fait. C’est pour cela qu’on dit militant et pas communicant.
- parce que les socialistes ne veulent plus vendre du rêve et faire vivre un cauchemar : c’est pour ça qu’on dit militant et pas chair à canon.
- parce que c’est autour de cette dynamique autour des socialistes sincèrement à gauche que se fera l’union de la gauche. Impossible de gagner sans les voix du peuple de gauche. À moins de se résoudre à disparaitre.
- parce qu’on n’a jamais raison contre les peuples.
- parce qu’on peut toujours attendre que les choses s’effondrent pour tenter mieux, mais c’est au prix de la souffrance des plus fragiles
et enfin parce qu’au-delà des effets de manches et des bons mots, il y a les urgences sociales des citoyens: si le peuple de gauche ne se ressaisit pas, si les représentants du peuple de gauche ne se reprennent pas, on se rend tous bien compte que ce qui se joue là, c’est la photo de Marine Le Pen dans les jardins de l’Elysée et dans toutes les salles de mariage… Mais il sera trop tard pour se dire « comment on a pu laisser faire ça ».

Et tous les spectateurs qui regardent de l’extérieur le délitement de cette gauche, tous partis confondus, seraient bien inspirés de venir l’aider à se sortir de son hémiplégie.

Question de non-assistance à démocratie en danger.