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Mon Université d'Eté

C'était en juillet, il y quelques semaines donc.

Je venais de m'inscrire en ligne pour l'université d'été du PS à La Rochelle.

Militant et membre du PS depuis peu, je souhaitais, en ces temps difficiles que rencontrent et traversent le Parti, le Gouvernement, me joindre à cette aventure le temps d'un week-end.

Je voulais voir, sentir et ressentir.

Comprendre ou du moins essayer de comprendre ce que cela signifiait d'être un socialiste aujourd'hui.

Je voulais me joindre à ce mouvement, m'associer à ce courant, entendre, partager, débattre.

Et c'est avec une certaine impatience et une impatience certaine que je j'attendais ce moment.

Je voulais que les semaines se fassent jours et que les jours se muent en heures.

Et puis les choses basculent, se bousculent.

Un Gouvernement se meurt, dans la douleur et une certaine incompréhension. Les vieux démons rejaillissent; les voix s'élèvent, grondent. La fracture si palpable entre les courants devient l'affaire de chacun et chacun veut s'en emparer. Les clans se font face à nouveau et plus que jamais se confrontent dans un débat d'idéologie, de valeurs...L'impression d'un climat de haine ! Chacun a raison, chacun a tort. On se déchire une fois encore au sein de cette famille que je savais pleine de tempérament mais qui pourtant avait cette capacité de se réunir, faire front commun et marcher comme un seul homme lors des grandes échéances ou de faire face aux difficultés.

Tous veulent s'approprier le Parti, ses valeurs.

D'un coup, l'Université d'été promettait d'être bien plus qu'un simple rassemblement de militants.

Les bataillons se mettaient en rang ! Les stratégies étaient élaborées !

La cible était en ligne de mire. En avant marche, la bataille nous attend ! Sus aux sociaux-démocrates, aux traitres et j'en passe.

La violence des mots avait atteint La Rochelle et si la promesse d'un rassemblement digne semblait s'éloigner, il devenait évident pour moi que je devais y être et faire ce que je pensais devoir faire: défendre ma vision du socialisme, soutenir et encourager ce gouvernement ! Car au-delà de nos opinions, de ce que le PS peut représenter pour chacun d'entre nous, de nos différences, les orientations économiques et sociales du Gouvernement, nous nous devons d'être là, d'être l'épaule et le bras de ce Gouvernement.

Et ce soutien, je l'ai trouvé. Il était bien là ! Malgré quelques opposants, quelques sifflets, j'ai vu la masse se lever, se réunir et une vague grandissante, grondante d'applaudissement s'est abattu sur cette assemblée.

Le temps viendra quand nous pourrons à nouveau débattre, nous invectiver, nous détester fraternellement. Pour l'instant croyons et supportons ce Gouvernement au nom de ce qui nous rassemblent tous, l'envie de faire de ce monde un monde meilleur.

Soyons simplement fiers d'être Socialistes !