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Le rôle de la minorité est pourtant bien celui-là : dire ce qui va ; dire ce qui ne va pas dans la gestion communale.
De ce point de vue, notre analyse du budget 2008 ne peut être positive. Ce budget, récemment soumis au conseil municipal, nous ne l’avons pas voté. Voici pourquoi.
Il consacre des choix que nous n’avons pas approuvés par le passé et dont nous voyons aujourd’hui les effets sur les finances de la commune. Son endettement est passé de 19 millions d’€ en 2007, à un peu plus de 24 millions en 2008 (+26,5% en un an). Vingt quatre millions d’€, c’est, à titre de comparaison, presque le prix de quatre médiathèques semblables à la notre. Cette dette, ramenée à la population communale, s’élevait en 2007 à 835 € par habitant ; elle atteint aujourd’hui 1056 €. Le seuil des 1000 € est donc franchi. Gradignan est la commune la plus endettée de la CUB. Personne ne peut soutenir le contraire.
La conséquence de cet endettement, c’est, bien sûr, la lourdeur de la charge de la dette (plus d’un million d’€ pour rembourser les seuls intérêts, soit +27% par rapport à 2007) sans parler du remboursement du capital lui-même (à ce titre 1,6 million d’€ seront déboursés). Comme, dans le même temps, les dépenses de fonctionnement atteignent un sommet inégalé, la majorité a dû ajuster les recettes aux dépenses. Cela signifie un nouvel emprunt (un million d’€) et une hausse réelle des impôts locaux de 2,63 % pour 2008 : c’est moins que l’inflation, certes, mais plus que l’augmentation des revenus des particuliers.
Si les finances municipales ne sont pas dans le rouge, leur situation n’est pas bonne pour autant. Lors du débat d’orientation budgétaire, il y a quelques semaines, Monsieur le Maire parlait du budget de 2008 comme d’un budget de « transition ». Nous y voyons, nous, un budget visant à contrôler un dérapage et aux marges de manœuvre très limitées.
Groupe des élus P.S - Les Verts - P.C.F.