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Monsieur le Maire,
Que dire du compte administratif 2007 qui ne reprenne les analyses que nous développions il y a un an, lors du débat sur le compte administratif 2006 ou encore à la fin de l’année 2006, lors du vote du budget 2007 dont le bilan sur lequel aujourd’hui nous sommes appelés à délibérer est la suite ?
Vous ne serez donc pas étonné que j’aborde en premier point le problème de l’endettement de la commune. Vous aviez inscrit au compte administratif 2006 la quasi-totalité de la dépense d’investissement relative à la médiathèque, mais reporté, grâce à ce que nous qualifiions alors d’escamotage comptable, la dette financière correspondante sur 2007. Elle a fini par vous rattraper. Ainsi, l’endettement de la commune a bondi de 2006 à 2007. Il est en effet passé de 19 millions d’€ à plus de 24 millions d’€, soit + 26%. Ramené au chiffre de la population la dette atteint 1056 € par habitant contre 834 € en 2006. Le seuil des 1000 € est franchi ; Gradignan est première parmi les communes de la CUB ; première, oui, pour le niveau de son endettement. Il est certain que la lourdeur du principal investissement réalisé durant le précédent mandat grève nos finances ; il est certain aussi que notre autofinancement est insuffisant. Dès lors se pose la question de l’opportunité qu’il y a de s’engager dès aujourd’hui sur la voie d’un nouvel investissement d’envergure, je veux parler du projet de mur à gauche-trinquet, objet de la délibération n°29 à l’ordre du conseil municipal de ce jour. Je me limite ici strictement à l’aspect financier de la question.
Le second point que je souhaite aborder touche aux dépenses réelles de fonctionnement ramenées au nombre d’habitants : + 5% en 2006, + 6% en 2007. Je sais à l’avance ce que sera votre réponse : les services rendus à la population. Mais il y a peut-être d’autres facteurs d’explication à la progression que je viens de souligner et nous aimerions ici disposer de votre analyse. Les dépenses de personnel forment 56,7% des dépenses réelles de fonctionnement (soit 12,2 millions d’€). Depuis 2002, une année après l’autre, on voit ce taux s’accroître : presque quatre points de plus en six ans. Nous ne sommes pas les adversaires de l’emploi municipal qui ces dernières années a très sensiblement cru ; seulement il y a dans cette évolution matière à se préoccuper.
En décembre 2006, nous n’avions pas approuvé le budget 2007, en cohérence avec l’orientation de notre vote d’alors, nous n’approuvons pas aujourd’hui le compte administratif qui résulte de son exécution.
Je demande l’inscription de cette déclaration au procès-verbal des délibérations du conseil municipal.
Jean-Paul Jourdan